Le 17 juin 1723, à la requête de MathieuBlanq, marchand demeuranten la ville de Saintes où il fait élection de domicile, et quiconstitue en tant que de besoin pour son procureur Me Joseph ALBERT, procureurau Siège Présidial de Saintes, y demeurant, je, soussigné,receveur immatriculé au siège près dudit, fait expresscommandement à Me Jean Meneaud, greffier du Bailliage del'Evêché de Saintes, de porter ou envoyer incessamment lesprocédures criminelles faites à la promotion duditrequérant contre le sieur Chasteauneuf, procureur au Présidial decette ville, sous les offres de salaire compétent et au greffe demonsieur le lieutenant criminel et autrement comme de raison fait par leprésent acte que j'ai délaissé au domicile et demeuredudit sieur Meneau audit Saintes...
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Supplie humblement Mathieu Blanq
Mais il est arrivé que ce jourd'hui, sur les troisheures et demie, après-midi, que le suppliant étant dans saboutique à distribuer ses marchandises, ledit sieur Chasteauneuf quiavait reçu, le matin, un exploit à la requête du suppliantpour le payement du susdit paire de bas de soie, est allé tout fumant decolère dans la maison et boutique dudit suppliant. Et làétant, a commencé d'un air furieux, à traiter le suppliantde bougre de fripon, bougre de maraud, coquin et autres injures atroces ; ajeté avec la même colère le prix du susdit paire de bas desoie sur le comptoir du suppliant et lorsque ce dernier lui en a donnéquittance, ledit Chasteauneuf s'est jeté sur lui enréitérant les mêmes injures, l'a pris à la gorge,l'a jeté par terre, lui a donné plusieurs coups de pieds et depoings en disant au suppliant qu'il ne mourra jamais autre mort que de celle deses mains et que pour cet effet, il l'ira guetter dans tous les chemins, qu'ilavait des pistolets, qu'il lui cassera la tête et qu'il a cent pistolesen bourse pour obtenir sa grâce. En sorte que sans l'assistance desvoisins qui sont accourus aux cris du suppliant en sa maison, il auraitété étranglé par ledit Chasteauneuf.
De quoi il est obligé de vous porter sa plainte pouren avoir réparation et pour cela, il a recours àl'autorité de votre justice aux fins que, ce considéré,monsieur, il vous plaise de vos grâces, octroyer acte au suppliant de saplainte, et en conséquence lui permettre d'informer du contenu enicelle. Déclarant se rendre partie formelle contre ledit Chasteauneuf,offrant administrer témoins, pour l'information faite,communiquée à monsieur le procureur de la Cour de Céans dequi le suppliant requiert la fonction, être pourvu de tel secret qu'ilappartiendra de faire bien.
(signé Mathieu Blanq et Albert)
Nous avons donné acte au suppliant de sa plainte, eten conséquence lui avons permis d'informer des faits y contenus. Pourl'information faite "être", ordonne ce qu'il appartiendra fairepar nous Jean Meneau, conseiller du Roy référendaire en lachambre près le Parlement de Bordeaux, juge, bailli du Bailliage et CourTemporelle de l'Evêché le 18 novembre 1720
Information secrète faite par nous, Jean Meneau,conseiller du Roy... Evêché de Saintes.
Etant au Palais épiscopal dudit lieu, ayant pourécrire avec nous maître Charles Cherpentier, commis de notregreffier, duquel nous avons pris et reçu le serment, la mainlevée, au cas requis, à la requête du procureur fiscal duprésent bailliage, à promotion du sieur Mathieu Blanc, marchand,contre Me Gabriel Chasteauneuf, procureur au siège Présidial decette ville. A laquelle information nous avons procédé cejourd'hui, 19 novembre 1720,en conséquence de notre ordonnance mise au bas de la requête enplainte à nous présentée le jour d'hier ainsi que s'ensuit:
Pierre Meffré, marchand
Enquis sur la connaissance, parenté, alliance desparties et autres objets généraux de l'ordonnance que lui avonsdonné entendre - dit bien connaître les parties et n'êtreleur parent, allié, serviteur, domestique, redevable, ennemi, ni amiplus que d'amitié commune.
Et sur le contenu en ladite plainte dont lui avons faitfaire lecture - dépose, moyennant son dit serment, que le jour d'hier,sur les trois à quatre heures, après-midi, étantentré dans sa cave pour en tirer du bois, une voisine, fille de feuLajoye, vient appeler le déposant, lui disant de sortir pour aller chezle plaintif, il y avait du bruit et que ledit plaintif et un autre sebattaient. Ce qui obligea le déposant de s'avancer dans la boutiquedudit plaintif et vit, tant lui que le sieur Chasteauneuf, procureur auPrésidial, qui se querellaient, ledit plaintif ayant sa perruque en mainqu'il mettait sur sa tête et celle dudit Chasteauneuf ne paraissantpoint, ayant seulement son chapeau sur sa tête. Lequel, tout émuet en colère, braillait ledit plaintif de fripon, gueux, coquin, luidisant de lui donner sa quittance. et la femme du plaintif étantdescendue de la chambre qui est au-dessus de ladite boutique, elle remontradoucement audit Chasteauneuf qu'il avait mauvaise grâce de venir insulterson mari dans sa boutique. Et alors, il lui répondit, taisez-vousmademoiselle, je vous assure que votre mari ne mourra jamais que de mes mains.Je le trouverai à quelque heure et lui casserai les deux bras.
Qui est tout ce qu'il a dit savoir. Et sa dépositionà lui levée, a dit icelle contenir vérité, qu'iln'y veut ajouter, ni diminuer ; y a persisté. A signé avec nouset a renoncé à taxe. (Signé P Meffré, Meneau etCherpentier, commis du greffe)
Christophe Besse, marchand chaussetier
- le jour d'hier, environ trois à quatre heures dusoir, ayant entendu du bruit qui se faisait dans la boutique du plaintif, ilmit la tête hors de sa boutique et vit le précédenttémoin au-devant la boutique du plaintif, ce qui l'empêcha d'yaller. Mais il entendit que le sieur Chasteauneuf, procureur au Présidial,disait des injures audit plaintif, l'appelant bougre de maraud et coquin. Quiest tout ce qu'il a dit savoir.
André Marquis, marchand
- le jour d'hier, environ quatre heures après-midi,passant dans la grande rue, il vit passer devant lui le sieur Chasteauneuf,procureur au Présidial, qui entra dans la boutique du plaintif, luidonna un soufflet, le traitant de gueux, fripon, banqueroutier. Et le plaintiflui ayant donné de sa part un soufflet, se prirent au corps, sedonnèrent respectivement plusieurs coups de pieds et de poings, firenttomber leurs chapeaux et perruques, et après avoir étéséparés, ils se reprirent encore, se donnant divers coups. LeditChasteauneuf, tirant de sa poche six billets de banque, qui disait lui avoirété donnés par le plaintif deux ou trois jours avant ledélai desdits billets pour de bon argent qu'il lui avaitprêté. Disant, en outre, ledit Chasteauneuf qu'il lui donnerait uncoup de pistolet par la tête et avait deux cents pistoles en bourse mieuxque lui, bougre de gueux. Demandant audit plaintif une quittance pour del'argent qu'il allait lui donner. Et en effet, ledit plaintif se mit àécrire sur son comptoir ayant demandé une écritoire ausieur Albert, huissier qui était présent. Qui est tout ce qu'il adit savoir.
Françoise Chevallier, femme du sieurMeffré, marchand,demeurant en la présente ville, âgée de trente-trois ans...
- ayant été absente de sa maison dans le tempsdu bruit qui se fit entre le plaintif et le sieur Chasteauneuf, mais le mari dela déposante lui dit, à son retour chez elle, qu'il y avait euquerelle entre le plaintif et le sieur Chasteauneuf, qu'ils s'étaientbattus et dit plusieurs injures l'un à l'autre. Qui est tout ce qu'ellea dit savoir.
Jeanne Batis, femme de Jorie, tailleur d'habits ditToullouze, demeurant enla présente ville, âgée de quarante-cinq ans...
- le jour d'hier, environ quatre heures du soir, elleentendit un grand bruit qui se faisait dans la boutique du plaintif, etétant sortie de sa maison, elle vit dans ladite boutique la femme duditplaintif qui se plaignait que le sieur Chasteauneuf, procureur auPrésidial, était venu insulter son mari et le maltraiter decoups, lui ayant fait tomber son chapeau et sa perruque. A quoi ladéposante répondit qu'elle en était bienfâchée. Qui est tout ce qu'elle a dit savoir.
Demoiselle Marie Anne Billard
- le jour d'hier, elle entendit, vers les trois àquatre heures, après-midi, un grand bruit qui se faisait en la rue versla boutique du plaintif et peu de temps après, son petit-neveuétant arrivé, lui aurait rapporté que le plaintif et lesieur Chasteauneuf s'étaient battus. Qui est tout ce qu'elle a ditsavoir.
Sieur François Billard, directeur des postes
- étant absent de sa maison lors du bruitarrivé entre les parties est tout ce qu'il a dit savoir.
Marie Tamisier, fille de feu Lajoye, tailleuse
- le jour d'hier, environ trois à quatre heuresaprès-midi, elle entendit de sa boutique, où elle étaità travailler, qui est voisine de celle du plaintif, un grand bruit, etque le sieur Chasteauneuf disait tout haut "Donnez-moi unequittance". Et dans ce moment, la déposante ayant sorti de saboutique, vit le plaintif qui avait sorti dehors, qui était sansperruque, ni chapeau et tout nu-tête, qui disait à toutes lespersonnes du voisinage "Je vous prends à témoin". Quiest tout ce qu'elle a dit savoir.
Maître Jean Albert, premier huissier audiencier ausiège présidial de Xaintes, demeurant en la présente ville, âgé desoixante ans...
- le jour d'hier, environ les trois heures du soir, futchargé par ledit plaintif d'assigner à sa requête le sieurChasteauneuf pour la somme de quinze livres dix sols. Et lui ayant voulu donnerl'exploit, il pria celui qui dépose de vouloir aller chez le sieur Blanqà l'effet de retirer sa quittance de lui, de ladite somme de quinzelivres dix sols. A quoi inclinant par pure bonté, il ne fut pasplutôt arrivé que ledit sieur Chasteauneuf entra aussitôt enla boutique dudit Blanq, comme un furieux, et lui dit dans ces termes"Comment bougre de coquin, tu me veux faire assigner !". A quoi leditBlanq lui dit que oui puisqu'il lui devait. Et soudain ledit Chasteauneuf serua sur lui, lui donna des coups de pieds et de poings en sa boutique et ilss'entrebattirent. De quoi ledit Blanq le prit à témoin. LeditChasteauneuf ayant dit qu'il était un bougre de gueux et un coquin,qu'il ne mourrait d'autre mort que par ses mains et qu'il avait encore centpistoles et qu'il les voulait sacrifier pour avoir ses lettres de grâce,et qu'il le tuerait en allant ou venant de Jonzac ou autres lieux. Et furentséparés, après s'être assez entrebattus, par lesieur Meffré, ayant même bouleversé plusieurs marchandisesen s'entrebattant. Est là tout ce qu'il dit savoir et sadéposition à lui levée a dit icelle contenirvérité et ne veut ni ajouter, ni diminuer.
Le Procureur des Cours de Céans
Soit fait comme requis (Signé Meneau)
Confession volontaire que rend, par-devant nous, JeanMeneau, conseiller du Roy référendaire en la Chancellerieprès le Parlement de Bordeaux, Juge... y étant au PalaisEpiscopal dudit lieu, écrivant sous nous, Charles Cherpentier, commis denotre greffe...
au cas requis Maître Gabriel Chasteauneuf,Procureur au siège Présidial dudit Saintes
Interrogé de son nom, conom, âge,qualité et demeure
- répond, moyennant son dit serment aux protestationsde la nullité et cassation de la procédure et de tous sesdépens, dommages et intérêts et sans préjudice desappellations interjetées, à interjeter, qu'il s'appelle des nom,conom, âge, qualité et demeure que dessus.
Interrogé s'il n'est pas vrai qu'il acheta, il y adéjà du temps, une paire de bas de soie dans la boutique dupromouvant qu'il ne paya pas comptant, et si dans les discussions qu'ils onteues ensemble à l'occasion du procès civil qui aété terminé par une sentence par nous rendue le 2septembre dernier, dans le temps que le promouvant, en exécution deladite sentence, lui paya ce qu'il était dû, ayant alors voulu déduirele prix dudit paire de bas, celui qui est interrogé ne refusa pas defaire la dite déduction et si depuis, il n'a pas menacé àdifférentes fois ledit promouvant, dit le tuer en disant qu'il avait despistolets de poche sur lui, si en l'absence et en la présence duditpromouvant il n'a pas dit plusieurs injures contre son honneur et saréputation, et si sachant que ledit promouvant va quelquefois àJonzac et à Cognac, il n'a pas été l'attendre sur lechemin pour l'insulter et pour le tuer, et s'il ne s'est pas vanté,plusieurs fois qu'il ne mourrait pas d'autres mains que des siennes
- répond qu'il est vrai qu'il y a déjàquelque temps, il acheta du promouvant une paire de bas de soie pour la sommede quinze livres, avec cette condition expresse de la part dudit promouvantqu'il ne lui payerait que lorsque l'argent serait entièrementdiminué, par la raison que je lui donnais au prix de port et que s'illui voulait payer dans ce temps que les écus valaient douze livres, illui coûterait une fois plus que quelques jours après.
Le promouvant qui eut besoin d'argent, s'adressa auditChasteauneuf et le pria de vouloir lui prêter six cents livres,l'assurant que ce n'était que pour peu de jours et que peut-êtreil lui remettrait dès ce jour-là. A quoi ce dernier ayant bienvoulu aquiescer, il lui compta effectivement dans sa maison et sur son comptoirla somme de six cents livres en écus de sept livres dix sols et autresmonnaies que ledit promouvant emboursa. Et comme après ce prêt, ilse passa quinze jours ou trois semaines sans que le promouvant tint compte de remettrecette somme audit Chasteauneuf, icelui la lui ayant demandée plusieursfois et le trouvant, le 22 juillet vers la Porte de Saint Louis de laprésente ville, et l'ayant prié de vouloir demain lui donner unequittance de cette somme, il fut surpris de voir que le promouvant la luirefusa. Ce que l'ayant obligé de la rendre, assigné devant nousce même jour, il fut encore plus surpris de voir que une à deuxheures après ledit Blanc lui fit un acte en réponse par lequel ildit être surpris de l'assignation qu'il lui avait fait donner pour lepaiement de la susdite somme de six cents livres alors que, tout au contraire,c'était le répondant qui lui était redevable de quatrecents livres restantes d'un billet de banque de mille livres qu'il disait avoirprêtées audit Chasteauneuf, et pour lesquelles quatre centslivres, il lui demandait, en se référant à la condamnationdevant nous, ledit acte écrit et signé de sa main.
Que sur cela les parties ayant plaidé devant nous,nous avons rendu notre sentence au mois de septembre dernier, (...), delaquelle sentence, y ayant eu appel de la part du promouvant et comme les"vacations" survinrent et qu'il ne fut pas possible aurépondant de le poursuivre, que d'ailleurs il était à la campagne,il aurait plu au promouvant de lui faire un acte d'offre la veille de la pertedes billets de banque par lesquels le promouvant, en offrant six cents vingtlivres au répondant tant pour capital que dépens. Et comme cetacte fut attaché à la porte de la maison du répondant etque le promouvant eut le soin de le faire enlever soudain, le répondantn'en put avoir une entière copie et en fut seulement averti par sonproche voisin. Il n'a point pu, par ce moyen, savoir si le promouvant offraitla compensation du susdit paire de bas de soie. Déniant avoir jamaisfait aucune menace au promouvant, ni proféré aucune injure contreson honneur et réputation, ni de l'avoir attendu pour l'insulter enaucun endroit.
Interrogé si le 18 du mois dernier, ayantété assigné à la requête du promouvant pourle paiement des susdits bas de soie, il n'alla pas tout en colère dansla maison dudit promouvant, et si après avoir jeté son argent surle comptoir dont le promouvant lui donna quittance, il ne l'appela pas bougrede fripon, maraud, coquin, et s'il ne lui dit pas plusieurs autres injures enle menaçant de le tuer, disant qu'il avait des pistolets de poche surlui, et si non content de l'avoir insulté par lesdites injures etmenaces, il ne se jeta pas sur lui, le prenant à la gorge, et s'il nelui donna pas plusieurs coups de pieds et de poings, en sorte qu'il auraitpoussé plus loin lesdites violences si le promouvant s'étantécrié, il n'était survenu quelques personnes pour le tirerde ses mains.
- répond qu'il est vrai que le 18 du mois derniers'étant rendu en ville pour se trouver à l'audience de cejour-là, il fut aperçu du promouvant et que vers les troisà quatre heures du soir, il vit venir chez lui le sieur Albert,huissier, qui lui dit qu'il avait ordre de l'assigner à la requêtedu promouvant pour le paiement des susdites quinze livres, que pour lors, ilavait répondu audit sieur Albert qu'il n'était pasnécessaire de l'assigner, qu'il n'avait jamais refusé de payer etqu'il était débiteur malgré lui, qu'il lui compteraitcette somme à l'instant, s'il n'avait intérêt d'en retirerquittance que pour cet effet. Il alla sur le champ chez le promouvant et luiayant remontré, dans les termes les plus honnêtes qu'il lui soitpossibles, le tort qu'il avait de l'assigner pour le paiement d'une somme qu'ilsavait bien qu'il avait plusieurs fois voulu payer, ce qu'il aurait biendû faire. Bien que tout écoeuré, il était quandmême prêt de le payer ; mais qu'il était juste qu'il luidonna sa quittance et par effet le promouvant n'ayant pu la lui refuser, il lalui donna soudain. Et le répondant lui compta la somme. Aprèsquoi, le répondant lui ayant encore voulu remontrer qu'il avaitété mal récompensé du plaisir qu'il lui avait faitsi généreusement en lui prêtant les six cents livres dontil a été parlé ci-dessus, qu'ayant commencé pardénier cette somme, suivirent une instance et enfin une sentence, ayantmême poussé la mauvaise foi jusqu'à ce qu'il en avaitappelé, et qu'enfin à la veille d'une perte et lors de l'absencedu répondant, il lui avait donné des billets qui ne lui seraientd'aucun fruit, mais qu'il voulait bien lui en faire un présent. Et parl'effet, le répondant tira ces billets et les jeta sur le comptoir. Maiscomme ces reproches qui trop bien fondés ne plurent pas au promouvant,et qu'il s'emporta si loin qu'il proféra lui-même plusieursinjures atroces contre l'honneur et la réputation du répondant etlui donna même plusieurs coups de poings et de pieds, de quoi il nousaurait porté plainte si, ayant appris celle du promouvant, il n'y eut dela sorte que les témoins ouïs en icelle.
Déposant des faits contenus en la réponseci-dessus, déniant avoir de sa part commis aucun excès, niproféré aucune injure. Qui est tout ce qu'il dit vouloirrépondre. De ce duement enquis et ses réponses à lui lues,a dit icelles contenir vérité, qu'il n'y veut ajouter, nidiminuer, qu'il persiste et constitue pour son procureur maître DenisChevallier.
Et signe avec nous : Chasteauneuf, Meneau et Cherpentier.